


Le comportement peut se prêter à l'interprétation ; le corps du cheval, lui, parle souvent plus clairement.
Le comportement peut se prêter à l'interprétation ; le corps du cheval, lui, parle souvent plus clairement. Alimentation, environnement et santé physique forment en outre le domaine du bien-être équin où la recherche quantifiable est la plus abondante.
Le cheval est, par évolution, adapté à pâturer une grande partie de la journée sur une herbe riche en fibres. Les chevaux à l'état sauvage passent environ 60 % de leur temps à s'alimenter, contre environ 15 % seulement pour les chevaux de sport en boxes individuels – alors même que le temps d'ingestion total est souvent comprimé en 4 à 5 heures, au lieu d'être étalé sur la journée. Les conditions de vie modernes, avec un accès limité au pâturage et des rations fondées sur les concentrés, crée ainsi un conflit de fond avec la biologie du cheval.
La recherche dresse, de façon constante, des chiffres élevés. Des études sur des chevaux de sport en travail actif ont montré une prévalence d'ulcères gastriques de 80 à 90 % chez les Pur-sang de courses, et de 60 % chez les chevaux de show. Même dans des populations mieux gérées sur le plan alimentaire, le problème demeure : une étude sur des Islandais a trouvé une prévalence d'ulcères gastroscopiquement significatifs (grade ≥ 2/4) d'environ 27 %, alors que les chevaux étaient détenus dans des structures à faible teneur en amidon et en sucres.
Le lien avec la gestion alimentaire est bien établi. Une étude menée dans une structure de sport équestre a montré qu'un accès régulier au fourrage conservé, trois fois par jour ou plus, améliorait fortement la probabilité d'une moindre prévalence d'ulcères dans la muqueuse non glandulaire. Les chercheurs ont aussi noté qu'un accès au pâturage, sans fourrage complémentaire, ne donne pas automatiquement une faible prévalence – l'accès régulier au fourrage s'est révélé le facteur le plus important.
Les ulcères de la portion glandulaire de l'estomac (EGGD, equine glandular gastric disease) sont au moins aussi fréquents, mais moins bien compris : la recherche montre une prévalence allant d'environ 15 % à plus de 60 %, avec 50 à 60 % rapportés chez les chevaux de loisir comme de sport, sans lien net avec les facteurs de risque habituellement associés aux ulcères de la portion non glandulaire.
Les coliques restent l'un des problèmes de santé les plus graves. La recherche a identifié plusieurs facteurs de risque qui se renforcent : charge parasitaire, certains types d'aliments, un changement de ration récent, le logement au box, le manque d'accès au pâturage et à l'eau, une augmentation du travail et le transport. Les chevaux tiqueurs à l'appui courent en outre un risque accru : le tic à l'appui et le tic à l'air ont été identifiés comme facteurs de risque de types précis de coliques, notamment l'obstruction simple du côlon, les coliques de distension et l'incarcération dans le foramen épiploïque.
Les affections chroniques du pied comptent parmi les causes les plus fréquentes de mobilité réduite chez le cheval. Or le cheval montre rarement une boiterie nette avant que le problème soit déjà avancé : il faut des soins de pieds réguliers, en amont, plutôt qu'un traitement réactif.
Une conclusion récurrente de la recherche vétérinaire est que la douleur du cheval a longtemps été sous-diagnostiquée, en partie à cause de la capacité de l'espèce à masquer l'inconfort – ce qui a conduit à l'élaboration d'échelles de douleur standardisées comme la Horse Grimace Scale (voir le reportage distinct sur la santé mentale et le comportement du cheval).
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La recherche montre des niveaux élevés dans les populations de sport (jusqu'à 80–90 % dans certains groupes), mais aussi chez des chevaux de loisir dont la gestion alimentaire est relativement bonne.
Un accès régulier au fourrage, plusieurs fois par 24 heures, est l'un des facteurs les plus importants – le seul pâturage ne suffit pas toujours.
Parmi eux : les parasites, les changements de ration, le logement au box, un pâturage limité, le transport, une augmentation du travail, et des comportements stéréotypés comme le tic à l'appui.